Je rêvais depuis longtemps de partir en voyage avec seulement mon père et mon frère, comme lorsque nous étions enfants…

Pour leurs anniversaires, je leur ai offert une carte du monde et une punaise en leur disant : « plantez-la où vous voulez, je vous y emmènerai cette année ! » Leur choix s’est finalement arrêté sur Cuba, et ils avaient bien raison !

Cuba, pays coloré, chaud, hors du temps où vous êtes accueillis avec le sourire.


dimanche 21 mars 2010

La Havane

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La Havane revêtait pour chacun de nous trois un caractère magique… L’image que j’en avais en partant de France: mélange de gros cigares, de rhum, de chaleur, de soleil, de plages, de gens souriant, très bronzés, musique, danse, couleurs, Che Guevara et Fidel Castro…Et bien La Havane c’est tout ça à la fois et bien plus même !



La Havane ressemble à une vieille femme ridée et voûtée mais qui possède encore ce regard de braise qui vous envoûte. A la fois belle et défraichie…


La 1ère chose qui vous saisit, ce sont les couleurs. Le bleu du ciel et de la mer, les couleurs des bâtisses, le vert des palmiers, le jaune des coco-taxis, les habits, toutes les couleurs des vieilles voitures américaines, cette peau chocolat-café, le blanc des dents des cubains qui vous sourissent !




Mais aussi les façades décaties des anciennes demeures incroyables qui témoignent d’un passé opulent.

Ici c’est un voyage dans le temps où chaque bâtiment vous invite à imaginer ce qui a pu se passer ici.

La vieille Havane (Habana vieja).
Le seul moyen de découvrir la Havane c’est de flâner et de se perdre dans ses rues. Il n’y a pas d’insécurité ici, et la police est partout qui veille. La Havane a été construite en damier comme les villes américaines et les rues portent un numéro. C’est donc très facile de se repérer. Les rues paires sont parallèles, et les rues impaires les coupent perpendiculairement.



Quand on vous donne une adresse, elle est exprimée sous cette forme : « calle 24, 3 e 5 ». Ce qui veut dire : rue 24, entre la rue 3 et la rue 5. Facile non ? Sauf qu’en guise de panneaux vous avez des cailloux au ras du sol… Moins facile à voir en voiture ! Heureusement max était un copilote hors pair !


Cuba est en train de rénover la vieille Havane. Ils choisissent un bâtiment d’abord pour son histoire, le retape et en font soit un musée, soit un hôtel. Tout l’argent qui sera généré sera réinvesti pour la restauration d’un autre bâtiment. C’est lent mais ça marche !



Mais aussi, le soir, une effervescence ! Les enfants qui jouent au baseball (sport national), aux billes, à la balle contre le mur ou à la toupie.


Ah non je me trompe, le sport national, c’est d’arnaquer les touristes !

Quelques exemples qui font sourire :

- on ne vous présente jamais la carte avec les prix, mais on vous dit par oral ce qu’il y a à manger. Du coup quand l’addition arrive, c’est le serveur qui décide du prix !

- Quand il y a une carte, bizarrement, tous les plats les moins chers ne sont pas disponibles, par contre il reste toujours de la langouste, le plat le plus cher…


- Au restaurant, comme dans les superettes, il est fréquent, lorsque vous commandez de l’eau, qu’on vous amène une bouteille remplie avec de l’eau du robinet, mais le serveur fait semblant de l’ouvrir devant vous. (Attention les intestins !)

- La Havane est la ville du cigare. On vous proposera donc toujours au coin d’une rue des « puros » (cigare de luxe) à des prix imbattables ! Arnaque assurée !

- Des jeunes font connaissances avec vous. Vous font découvrir quelques endroits de La Havane, puis vous emmène dans un restaurant ou un bar « pas cher ». Vous pouvez être sûr de payer 3 fois le prix normal, et ils reviendront ensuite collecter leur commission.


Partagas, « la » fabrique de cigare.

Ce fut une visite incroyable. Cette fabrique de cigare (la plus importante de La Havane) est immense. On apprend comment sont faits les cigares et on se rend compte qu’il y a des centaines de personnes qui y travaillent. Chose insolite, il y a un lecteur. Cette personne a un micro et lit toute la journée un roman où les nouvelles pour tous les ouvriers qui sont en train de travailler. Toutes les personnes qui travaillent dans la fabrique ont le droit de fumer autant de cigares qu’ils veulent. Il n’est donc pas rare de voir des femmes en train de rouler avec un cigare énorme au bec !

Lors de votre visite, discrètement, des ouvriers vous feront passer des messages pour acheter des cigares moins chers qu’ils auront fauchés durant la journée !


Le Malecon
C’est un remblai de 7km qui empêche la mer de déferler sur La Havane. Ce mur a quelquechose de magique. A la nuit tombée, ces 7 km de parapet sont assaillis par les fesses de milliers de cubains qui viennent jouer de la musique, se saouler au rhum, se faire des promesses d’amour, ou même des rites de santeria (vaudou).




Une fois que vous vous êtes assis sur ce muret, vous ne serez plus jamais le même. Oublié le stress quotidien, les soucis, la fatigue. La mer vous hypnotise et les vagues emportent vos soucis !








La vue est magnifique, et là encore dans votre dos continue le ballet des cocos taxis, des taxis et des voitures américaines qui fument !













Centro Habana et Vedado





Ces quartiers ont un intérêt touristique moindre car il n’y a pas forcément de bâtiment remarquables comme dans la vieilles Havane, toutefois, c’est ici que vous pouvez découvrir la vie cubaine. Notre dernier jour, nous l’avons passé à déambuler ici, c’était magique…









Casa particular (logement chez l’habitant)


C’était le mode d’hébergement que nous avions choisi. A mes yeux, c’est le plus intéressant pour appréhender un peu la vie cubaine.

(Sauf les 2 premiers jours où nous sommes allés à l’hôtel Valencia. Max s’est d’ailleurs fait piquer 60 euros dans son portefeuille, qui était dans son blouson, qui était dans ma valise fermée par un cadenas… Bref…).





A notre retour de Vinales, nous avions rendez-vous dans une casa particular du Vedado. Une très bonne surprise à notre arrivée car la maison était magnifique ! Une très bonne surprise qui avait un goût de vinaigre. On nous apprend, que toutes les chambres sont louées ici, mais pas de problèmes, ils ont un plan B. Mon père sera dans une maison pourrie et nous dans une autre encore plus pourrie… On s’engueule avec le Cubain, on fait des bornes à pied et finalement on trouvera un compromis acceptable dans une maison un peu plus loin ! ouf !



Le denier jour de notre voyage, nous avons pu finalement dormir dans la maison initiale et c’était incroyable ! Maison somptueuse, très bon accueil et une terrasse sur le toit plus grande qu’un terrain de tennis ! On était comblé !